Reading Théâtre in French in Houston




Livres du Comité de Lecture

Les pièces sont classées par ordre alphabétique d’auteurs.

Allen, Woody: Adultères ★★☆☆
Dans ces premières pièces de théâtre écrites par Woody Allen, le réalisateur nous présente des personnages, archétypes du New-yorkais, sous un jour a priori plutôt innocent jusqu'à ce qu'une révélation inattendue engendre des situations véritablement savoureuses pour le lecteur... La maîtresse d'un réalisateur connu menace de révéler leur liaison à la femme de ce dernier s'il ne lui donne pas de l'argent ; trois couples découvrent qu'ils se sont tous trompés les uns les autres ; Phillis annonce à sa meilleure amie, Carol, que son mari la quitte pour une autre...

Anne, Catherine: Le Bonheur du Vent ★★★★☆
Librement inspiré par la vie et les lettres de Calamity Jane, “Le Bonheur du Vent” est une pièce qui tournoie entre trois femmes, Jane, Helen et Irène. La mère, la mère adoptive et la fille. Et trois hommes qui mènent l’action avec elles : Jim le mari devenant père adoptif, l’ami, trouble aventurier et l’amant, l’homme de la passion amoureuse de Jane, celui qui disparaît deux fois et ne sera jamais qu’un absent. La pièce se passe au Far West dans une société masculine dominée par la force et étouffée par la religion. Elle est tout entière nouée autour d’un acte : le passage d’un enfant de sa famille biologique vers une autre famille. S’agit-il d’un don, d’un abandon, d’une adoption, d’un vol ?
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2008.

Anouilh, Jean: La sauvage ★★★★☆
Souillée dès son plus jeune âge, Thérèse, la jeune violoniste d'un minable orchestre de province, ne parvient pas à accepter l'amour, l'argent et la famille du brillant pianiste Florent. Solitude, honte, poids du passé, solidarité de la misère et de la déchéance, impossible pureté, mythe du bonheur, achèvent de mettre en place les éléments récurrents d'un univers dramatique original. En sœurs cadettes de Thérèse, Antigone et Jeanne (L'Alouette) obéiront à la même exigence en refusant toute compromission.

Anouilh, Jean: L’invitation au château ★★★★☆
Mme Desmermortes est très riche. Elle a deux neveux : Horace et Frédéric, jumeaux, mais qui, s'ils se ressemblent physiquement, n'ont rien de commun en caractère. Frédéric le timide aime Diana Messerschmann, la fille d'un banquier, une enfant gâtée qui aime l'autre, le cynique et désabusé Horace.

Arnaud, Michel: D’après nature ou presque ★★★★☆
Trois jeunes femmes et quatre jeunes hommes sont réunis dans un pavillon de chasse situé sur une petite île de l'estuaire de la Gironde. Paul et Bilbo écrivent un feuilleton policier pour un grand quotidien. Imprudemment, ils ont imaginé au départ un crime parfait, tellement parfait qu'ils n'arrivent pas à en trouver la solution. Et pourtant ils ont travaillé " d'après nature " : leur roman se passe dan un pavillon analogue à celui où ils se trouvent et les personnages leur ressemblent. Et voici que, comme dans leur roman, le pavillon est isolé par une crue du fleuve et que le meurtre imaginé par eux se commet réellement. La recherche du criminel qui est forcément l'un des six survivants se fera dans l'atmosphère angoissante d'une île sur le point d'être submergée par les eaux, sans communications avec le reste du monde.

Auburn, David: Proof: A play ★★★★★
Catherine, une jeune femme troublée, a passé des années à prendre soin de son père, un célèbre mathématicien brillant mais instable. Maintenant, après sa mort, elle doit faire face à ses propres émotions et gérer l'arrivée de sa sœur Claire et de Hal, un ancien élève de son père qui espère trouver un renseignement précieux dans les 103 carnets du défunt. Au cours des long week-ends qui suivent, une romance naissante et la découverte d'un mystérieux cahier entrainent Catherine dans un questionnement profond : a-t-elle hérité de son père sa folie ou son génie ?

Ayckbourn, Alan: Entre nous soit dit
Denis a deux amours, son garage et sa mère. Egocentrique impénitent, inconscient et charmant, il cultive les chimères : il se croit un excellent mari pour sa femme Vera, un conseiller éclairé pour ses amis Neil et Pam, un bricoleur de génie... Mais surtout il est convaincu qu’aucun problème ne résiste à une bonne rigolade...

Balasko, Josiane: Dernier rappel
Alex Martini est au sommet de sa gloire. Chanteur adulé de la gent féminine, il est pétri d'orgueil et d'auto-satisfaction. Sonia, masseuse et fan d'Alex, a été embauchée pour une séance de relaxation et attend la star dans sa chambre d'hôtel. Quand Alex arrive, il la prend pour ce qu'elle n'est pas. Sonia s'empresse de lever le malentendu mais Alex est aussi odieux que célèbre. Il profite donc de son charisme pour mettre la jeune fille dans son lit, puis la virer avec condescendance une fois l'acte consommé. Alex va alors apprendre à ses dépends qu'on finit toujours par payer ses actes. Foudroyé par une crise cardiaque, il se retrouve dans l'antichambre de la mort.

Barc, Jean-Christophe: Week-en en ascenseur
Quatre personnages sont bloqués dans une cabine d’ascenseur. Or le gardien ne doit prendre son service qu’à la fin du mois dans cet immeuble neuf soigneusement insonorisé. La ventilation est en panne. Ce pourrait être le point de départ d’un drame angoissant. Jean- Christophe Barc a préféré écrire un irrésistible huis clos. Son humour vachard injecte une vigueur insolente à des dialogues percutants. Attention, danger d’étouffement... de rire.

Barc, Jean-Christophe: On choisit pas sa famille ★★★
D’un coté Robert Leguen, de l’autre Pierrette Chaput qu’on ne verra jamais. C’est le jour de leur mariage, tous deux vont sur leurs 60 ans. Yvette Leguen a tenu à ce que le banquet ait lieu dans la salle de réfectoire de l’école primaire où travaille son mari. Toute l’action de "On choisit pas sa famille" se déroule dans le couloir qui mène à ce réfectoire. Deux soeurs jumelles, un serveur chaotique, un cuisinier apathique, un cousin alsacien, une jeune fille irresponsable, un frère qu’on n’attendait pas et bien d’autres personnages pittoresques s’étripent joyeusement dans l’affolement des préparatifs ou dans les vapeurs d’alcool d’un vin rouge un peu vert. Un vent de folie furieuse souffle dans la petite ville bretonne où s’accumulent les catastrophes d’un mariage pas comme les autres.

Barillet, Pierre et Grédy, Jean-Pierre: Le don d’Adèle
Les Veyron-Lafitte viennent d'engager une nouvelle bonne, or celle-ci a un don particulier : elle devine l'avenir des gens qui l'entourent. Ce don sème bien vite la perturbation dans la maison où le père, la mère, la fille Solange et le fils Antoine font chacun pour soi des efforts désespérés pour éviter la " catastrophe ". Mais pratique, Madame Veyron-Lafitte se rend vite compte que le don d'Adèle peut servir ses intérêts dans une certaine affaire. Chacun se rend aux raisons d'Edmée et le fils est chargé de séduire - en tout bien tout honneur - Adèle. Et il y réussit, tout va donc s'arranger ? Non, car entraîné par sa fougue et le consentement d'Adèle, il a été trop loin et ayant perdu sa virginité, la petite bonne a perdu son don. Ne " voyant plus ", Adèle se fera "voyante " pour donner à chacun sa part d'illusion et de joie.

Barillet, Pierre et Grédy, Jean-Pierre: Peau de vache ☆☆☆
Marion, surnommée depuis l'enfance " peau de vache " par ses frères, est l'épouse d'Alexis Bruker, un célèbre violoncelliste. Entière, absolue, voire brutale, elle veille jalousement sur celui qui s'abrite avec une philosophie toute masculine derrière les intransigeances et les cris de sa tumultueuse compagne. D'ailleurs, Marion mène joyeusement la vie dure à tous ceux qui l'approchent : Monsieur Collinet, son voisin retraité, le brave Cazenave, vétérinaire porté sur la bouteille et les campagnards du week-end, les nouveaux riches Durand Bénéchol... Survient une jeune femme : Pauline, toute douceur et soumission, l'opposé de Marion. Un match dont Alexis sera l'enjeu va s'engager entre les deux femmes. De la méchanceté ou de la bonté, qui l'emportera ? Et de l'angélique Pauline et de Marion la virago, laquelle est la vraie " peau de vache " ?

Barillet, Pierre et Grédy, Jean-Pierre: Le peignoir rouge ★☆☆☆☆
Ce dimanche, Dominique a invité à dîner quelques amis de son âge. Une cascade d’incidents trouble cette soirée riche en rebondissements. Dans de percutantes répliques, chacun jette le masque, confie ses doutes, ses espoirs déçus, avoue ses frustrations, clame son mal mais aussi son bonheur de vivre. Pièce inédite à ce jour de Barillet et Grédy, grands maîtres des plus brillantes comédies de notre temps, LE PEIGNOIR ROUGE photographie avec une joyeuse lucidité une drôle de génération, celle des 30-40 ans. Six personnages en quête d’amour, sauvés par un indestructible sentiment, l’amitié.

Beauvais-Garcin, Ginette: Le clan des veuves ★★☆☆☆
Une veuve, passe encore. Deux veuves, cela commence à faire beaucoup. Mais trois veuves ensemble, c'est un véritable clan. Et elles assurent... Rien ne leur résiste ! Elles font, défont, arrangent, dérangent. Mais ce qu'elles font le mieux, c'est de nous faire rire, et là, elles sont tout à fait à la hauteur.

Berdot, Georges: Je de dame ★★★
En 2001, on s'apprête à détruire un petit théâtre. Entrons dans une de ses loges, témoin de secrets féminins effrayants. De 1946 à nos jours, comédiennes, artistes de cirque ou de music hall, strip-teaseuse, règlent leurs comptes.

Berdot, Georges: J-2
A deux jours de la première de "L’Auberge de la Sortie", l’équipe du théâtre de la Prébende présente la pièce lors d’une conférence de presse publique. Questions et réponses s’enchainent dans une fausse convivialité, accumulent les lieux communs avant qu’un retour en arrière nous ramène à J-30, jour de la première répétition. Le spectateur voyageur suit avec délectation les principales étapes de cette création théâtrale entrecoupées des bribes d’une conférence de presse hallucinante de prétention.

Bonal, Denise: De dimanche en dimanche ★★★
D’ordinaire les dimanches en famille sont joyeux, faits de siestes réparatrices ou de promenades vivifiantes. D’ordinaire frères et sœurs sont réunis pour des jeux interminables pendant que les adultes bavardent autour du café. Mais lorsque les parents ne parviennent plus à retirer leur fille des mains d’amis, sortes de nounous provisoires, devenues quasi-geôliers trop zélés, tout se dérègle. La tension est palpable. La valise n’est plus le symbole des vacances mais du dimanche de trop où l’on n’a pas su récupérer la petite.

Bonal, Denise: Portrait de famille ★★☆☆
Une femme de ménage, abandonnée par son mari et usée par une vie difficile, tente de faire face aux tribulations de ses trois grands enfants, résolument allergiques au travail. Un fils aîné qui vient de rater sa cinquième tentative de suicide, un fils cadet sortant de prison qui s’amourache d’une jeune kabyle et une fille aigrie et enceinte de son amant chômeur et pique-assiette.

Bond, Edward: Eté
Marthe, c’est l’ancienne servante qui, à la faveur d’une révolution socialiste dans un pays d’Europe de l’Est, a pu transformer son destin. C’est Marthe qui, agonisante, atteinte de réticulose, est devenue gardienne de la maison dont Xenia aurait dû hériter. Tous les étés, Xenia revient en vacances depuis Londres pour voir son pays. Les deux femmes s’affrontent en un procès dont les enfants sont témoins. Les débats sur la justice, la différence de classe, la guerre et ses horreurs ont ici une dimension tout à la fois historique et personnelle.

Bourdet, Gilles: Une station service ★★★
Une mère et ses trois filles, Thérèse, Maud et Doris vivent d’une station service où il ne passe presque plus personne. M. Samson, le mécanicien, chargé de faire les réparations automobiles veut terminer une voiture pour le mariage de Maud. Celle-ci va se marier avec Thomas, étudiant en médecine. Elle a un amant Richard, jaloux... comme un mari ! Doris, la benjamine, veut partir juste avant son bac avec un copain motard. Elle s’intéresse plus aux concerts de rock qu’à ses études. Sur ce arrive le père, disparu depuis 18 ans. Il est atteint d’un cancer et veut régler avec son ex-femme les problèmes de succession. La mère refuse de voir son mari et celui-ci se réfugie dans les bois avec le fils débile de Thérèse, l’aînée, fille-mère. Le jour du mariage arrive, la mariée a déchiré sa robe dans les bois après une bonne cuite, elle avoue à son fiancé qu’elle avait un amant. Le fiancé part...

Bricaire, Jean-Jacques et Lasaygues, Maurice: La menteuse
Patrice a suivi la femme qu'il aime, Jane, depuis trois mois jusqu'à chez elle. Il est en colère parce qu'il sent qu'elle lui ment... En effet, Jane lui présente Bernard, son mari (qui est en réalité son père), puis Françoise, sa soeur enceinte et mère porteuse (ce qui est s'avère être faux). Ce n'est que le début d'une avalanche de mensonges tous plus gros les uns que les autres. Patrice tente de suivre l'imagination débridée de son amoureuse mythomane couverte par la famille...

Broussouloux, Claude: La folie des autres
Une série de crimes mystérieux a été perpétrée la nuit dans les environs d’un hôpital psychiatrique. L’intrusion de la police venant enquêter dans l’établissement va bouleverser la vie du personnel médical et de ses pensionnaires. L’interrogatoire des patientes révèle qu’elles ont toutes de bonnes raisons d’avoir tué… La police va-t-elle faire la part entre délire et réalité ?

Cadol, Françoise: Chop Suey
D'après le tableau de Hopper : ou comment se mettent à vivre sous nos yeux les quatre personnages assis dans un bistrot de Chicago en 1930 en pleine dépression. Une pièce de théâtre dont l'atmosphère rappelle celle de Tennessee Williams. Chop Suey, c'est l'histoire de trois femmes et d'un homme qui vont réaliser qu'ils sont les personnages d'une peinture et que quelqu'un les regarde : un spectateur. Chop Suey, c'est aussi l'histoire d'un regard. Le regard de ce spectateur qui entre dans la toile et qui fait de la toile son paysage mental. Entre ces deux réalités, il y a un pont. Une passerelle, sur laquelle vont s'affronter les lois et les désirs des uns et des autres. Nous sommes à Chicago dans les années 30. Le Jazz est à la mode. Quatre personnes sont assises dans un café, quatre personnes qui, apparemment, n'ont rien à se dire et qui ont tellement de choses à raconter !
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2005.

Chalem, Denise: Dis à ma fille que je pars en voyage ★★★★★
Deux femmes en prison partageant la même cellule. Deux femmes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement. Non sans accrocs, une amitié naîtra de cette promiscuité. Dans ce genre de lieu, on ne se laisse pas facilement aller, ni à parler de soi, ni à évoquer ce qu'on peut ressentir envers l'autre.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2012.

Chesnot, Pierre: Les copines
Philippe Darmont essaie de trouver le calme, pour écrire son nouveau roman. Mais les "copines" de sa femme en ont décidé autrement en débarquant en permanence et à l'improviste avec leurs peines de cœur. En plus, elles ramènent des "fiancés" bizarres ou même parfois très inquiétants. Evelyne qui adore ses copines, les reçoit en urgence, les console et les loge, le temps que la crise passe. Mais les copines d'Evelyne sont en crise permanente et la vie de Philippe devient un enfer. On a beau aimer sa femme, on a beau faire des efforts ; tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.

Chevret, Jean-Marie: Faux Départ ★★★
En 2004, la retraite a un parfum de fin d'adolescence. Pour Odile et Jean Marmion, tout jeunes inactifs, c'est l'heure de concrétiser les rêves. Si Jean a dans la tête "une petite maison dans la prairie", Odile fantasme sur le parfum des coulisses de théâtre et les angoisses des soirs de premières. Difficile aiguillage qui pourrait bien mettre l'amour en péril.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2012.

Chevret, Jean-Marie: Le squat
★★★
De nos jours, dans le XVIe arrondissement de Paris, un appartement bourgeois est squatté depuis peu par un jeune couple marginal, Samir et Natacha. Personne ne s'est aperçu de leur présence dans l'appartement inoccupé puisqu'ils vivent dans la chambre de bonne, grâce à la complicité de Manuel, le fils de la concierge Thérèsa Da Silva. Ils se croient tranquilles jusqu'au mois de mai. Mais les propriétaires, les sœurs Figeac, débarquent sans crier gare et les découvrent. L'intervention de Jeanne, pour une fois ferme et décidée, débouche sur une cohabitation forcée fixée initialement à deux semaines. Comment ces deux mondes vont-ils se supporter ?

Chevret, Jean-Marie: Les amazones
Martine vient d'être abandonnée par Jean-Paul après vingt ans de mariage. Annie vient d'être licenciée du Club Med après vingt ans de service et Micky depuis vingt ans court après le mec idéal. Pour atténuer leur chagrin et le sien, Martine ouvre sa porte à ses amies, sous l'œil goguenard de Loïc, un jeune homosexuel désabusé qui occupe la chambre de service. C'est le bonheur. Mais voici que Bénédicte, la quatrième jeanette de la patrouille des Mangoustes Rieuses envoie son fils Guillaume, 27 ans, que sa fiancée, a largué et qui a fait une tentative de suicide. Tout va changer.

Colla, Louis-Michel: Accords parfaits ★★★☆☆
Marie réalise qu’un homme qu’elle ne connaît absolument pas vient faire le ménage chez elle avec la clé volée à la gardienne de l’immeuble... Le réalisme de la pièce, les conflits ménagers, les histoires de clés, de chambres d’amis, de chaîne hi-fi... donnent le ton d’une comédie résolument moderne où les apparences du confort matériel brouillent les cartes des rapports humains. Les relations de voisinage sont l’occasion de quiproquos, de stratagèmes et de mensonges qui brossent allègrement un tableau voilé des personnages ; mais quand le masque tombe...

Courcier, Martial: Crises de mères ☆☆☆☆
Solange, une femme de caractère qui ne s’en laisse pas conter, manipule ses filles sous prétexte de les aimer. Elle pense « faire leur bien ». Si l’aînée se satisfait de la situation, la plus jeune ne l’entend pas de cette oreille. Quant au gendre, il aurait bien un mot à dire, s’il parvenait à prendre la parole dans cet univers ultra matriarcal. Un évènement fortuit finira par délier les langues et les passions. Des répliques venimeuses ou piques assassines, la famille se disloque et le public s’amuse.

Coward, Noël: Lunes de miel
Eliot et Amanda se sont aimés, passionnément, puis, épuisés, ils ont fini par divorcer, jurant qu'on ne les y reprendrait plus. Cinq ans plus tard, chacun a refait sa vie et vient de se remarier. A l'occasion de leurs lunes de miel, ils découvrent qu'ils logent dans le même hôtel... Panique à bord mais tout peut encore arriver ! Une comédie pétillante sur l'inépuisable thème de l'amour-passion.

Danard Thierry: L’antichambre de Laura

Laura vient de succomber sous les feux d'un preneur d'otages. Elle se
retrouve dans un endroit qu'elle ne reconnait pas. Ce ne sont ni les portes
du paradis, ni de l'enfer. Une personne l'accueille et lui explique sa situation.
Elle va être jugée pour ses crimes, mais les règles ne sont pas celles
auxquelles elle s'était préparée.

Danard Thierry: La Vie d'Halery Wintz

Haléry Wintz a été le lauréat du Goncourt il y a trente ans et son éditeur
lui a demandé d'écrire une autobiographie. Pour l'aider à finir son livre,
il lui envoie une jeune femme, Coline, qui est spécialisée dans ce genre
d'exercice. Le conflit de générations ainsi que la vie nébuleuse de l'écrivain
vont donner lieu à une bataille rangée qu'aucun des deux protagonistes
ne va vouloir perdre. Chacun va vouloir garder ses secrets jusqu'au
dénouement final.

Danard Thierry: Dans le Noir

Stéphane est à un tournant de sa vie. Il attend son train sur ce quai
de gare lorsqu'une conversation, à priori anodine, commence. 
Cette pièce explore les choix importants de la vie ainsi que leurs
conséquences. Si c'était à refaire, le referiez-vous? Si vous aviez
l'opportunité d'influencer l'une de vos décisions passées, que diriez-vous?


Darier, Gérard: Les copropriétaires ★★☆☆☆
Mademoiselle Lavigne, syndic, n'est pas prête d'oublier cette traditionnelle assemblée générale des copropriétaires d'un petit immeuble parisien ! La réunion s'enflamme sous les étincelles des préoccupations de chacun. Les rivalités entre voisins s'affûtent comme des flèches empoisonnées dans des dialogues percutants aux frontières de notre folie ordinaire.

Daumas, Jean-Paul: Le cimetière des éléphants ★★★★☆
Louise, Ludivine, Chloé et Ada passent leur retraite dans une pension de famille de la Côte du Soleil. Peu à peu, la routine s'est installée, rythmée par la pluie et les inlassables chamailleries de ces vieilles dames encore coquettes qui s'inventent des passés glorieux au mépris de toutes les vraisemblances... Mais un jour arrive Fernande, un personnage dont le comportement étrange va éveiller bien des suspicions.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2011.

De Vos Rémi: Beyrouth hôtel
Un écrivain de théâtre français attend dans un hôtel de la capitale libanaise des nouvelles d’un metteur en scène. Entre deux appels téléphoniques en France (à un ami et à son ex-femme), il parle avec la réceptionniste.

De Vos Rémi: Débrayage ★★☆☆
Dans une société ravagée par le chômage, dominée par l'argent et le statut social, ces sketches mettent en scène des individus prêts à tout pour ne pas perdre leur emploi, ou ne pas en retrouver - en tout cas pour survivre à tout prix dans cette jungle moderne. Trente-trois personnages lâchés dans la ville sont confrontés à des situations qui les font basculer dans la crise.

Défossez Roger: L’heure verte ★★★★★
Au soleil d’Or, à l’heure verte , quand l’absinthe délie les langues, Verlaine, vieilli et malade, revit son passé tumultueux. Son mariage, ses amours avec Rimbaud, son séjour en prison, ses rapports avec les femmes, et surtout sa mère, révèlent un poète hors du commun. Loin des clichés classiques et complaisants, Roger Défossez dépeint un Verlaine farceur, enfantin, excessif, brutal, bourré de contradictions. L’heure verte est une pièce tonique, drôle et émouvante, qui dévoile un génie écrasé par sa légende.

Défossez, Roger: Les petites femmes de Maupassant ★★★★
Céleste, baronne de Grangerie, invite dans sa villa au bord de la mer, son amie la marquise Hortense de Renneton, sa nièce Coralie escortée par une amie d’enfance Charlotte, dite Zoé, comédienne. Ces femmes ont abandonné leurs maris pour se ressourcer entre femmes. Cette liberté retrouvée leur permet de raconter leurs problèmes de couple, d’apprécier l’estime qu’elles portent, malgré tout, à leurs époux, et aux hommes en général. Des confidences entre espoir et résignation. Avec beaucoup d’humour et de tendresse acide, elles nous invitent dans leur univers feutré, loin des difficultés de la vie du XIX ème siècle. A partir de récits de Maupassant, Roger Défossez évoque leurs aventures charmantes, parfois coquines ou frivoles, mais regardées sans complaisance, sous une apparente légèreté.

Delaporte, Matthieu et de la Patellière, Alexandre : Le prénom ★★★★☆
Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse, on le presse de questions sur sa future paternité. Mais quand on lui demande s’ils ont déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la petite assemblée dans le chaos…

Dell, Jean et Sibleyras, Gérald: Un petit jeu sans conséquences ★★★
Claire et Bruno forment depuis douze ans un couple modèle. Au cours d'une réunion entre amis, par provocation, ils vont feindre la séparation. Jeu dangereux quand un rival guette la jolie Claire et que le coeur de la « meilleure amie » balance pour Bruno !

Devos, Raymond: Sans dessus dessous
Dans les soixante-quinze sketches publiés dans ce livre alternent monologues, textes à deux ou plusieurs personnages. Ces sketches, Raymond Devos les anime généralement sur scène mais chacun est une remarquable réussite d'écriture. On peut lire les sketches de Devos et beaucoup rire, même sans le voir les jouer. Privilège réservé seulement aux grands auteurs comiques. Raymond Devos en fait partie et Sens dessus dessous en apporte la preuve éclatante.

Djian, Philippe: Lui ☆☆☆
L'action se passe de nos jours dans un appartement chic au-dessus d'une ville de bord de mer. L'homme revient de l'enterrement de sa mère et discute avec Elsie, sa nouvelle épouse. Elle trouve que Nicole, sa première femme est trop présente dans son esprit. Les deux femmes se croisent dans l'appartement, sans jamais se voir. Mais surgit une troisième femme, Sylvie, sa voisine. Elle montre de nombreuses similitudes avec Nicole, notamment celui d'avoir été violée par les amis de l'homme sans que celui-ci n'intervienne.

Dostoïevski, Fédor: Crime et Châtiment
À Saint-Pétersbourg, durant l’été 1865, un étudiant pauvre, Raskolnikov tue la vieille usurière Aliona pour lui dérober de quoi payer ses études, aider sa mère, libérer sa sœur d’un mariage déshonorant et soulager la misère autour de lui. Le juge d’instruction Porphyre le traque, mais, faute de preuves, renonce à le poursuivre. Sonia, la jeune prostituée lui fera avouer son crime et accepter le châtiment.

Dubillard, Roland: Les diablogues
'Si Camille me voyait', 'Naïves hirondelles', 'La maison d'os', 'Le jardin aux betteraves', 'Les crabes', 'Où boivent les vaches', 'Le bain de vapeur' - autant de pièces qui ne se ressemblent entre elles que le moins possible. Roland Dubillard n'aime pas se répéter. Elles ont toutefois en commun ce mélange d'humour, d'émotion, de surprise dans l'invention poétique et dramatique, qui fait de leur auteur un des plus représentatifs du théâtre d'aujourd'hui. On trouvera ici un ensemble facile à lire, de courtes scènes à deux, dont la seule prétention est de faire rire sans bêtise. Ecrites pour le théâtre, le cabaret ou la radio, Roland Dubillard leur a accordé le même soin qu'à ses oeuvres de plus d'ampleur. Le même sourire intérieur nous y attend, qui ne demande qu'à être partagé.

Duclos, Alexandre: La mise au pas de l’intimité et du reste
La Mise au Pas narre le parcours d’un jeune homme, Hans, dans le Berlin des années 1930. Cette vie se trouve bouleversée par l’ascension de l’idéologie Nazie. Son amour lui est arraché, ses amis s’effacent, sa langue est dénaturée… Insensiblement, dans les fumées de la gargote où il travaille, son univers s’effondre et de là, la personnalité de Hans suit le même effondrement. En suivant du regard l’histoire d’amour qui l’unit à Judith, on observe comment le totalitarisme peut détruire l’intimité et la possibilité de l’amour. On cesse de considérer le nazisme comme une anomalie étrange et fascinante dans l’histoire moderne pour en comprendre les racines simples et pour certaines d’entre elles, encore présentes dans notre cité (le darwinisme social, la crainte ou le mépris de l’étranger…). S’il en résulte une relation plus vive avec ce passé et avec les fondements moraux de notre vie en commun, la pièce aura atteint son but.

Durnez, Eric: La douzième île
★★★★☆
Depuis des années, l’Ile abrite un asile psychiatrique dirigé par une femme de poigne. Un asile où le nombre de décès est étrangement élevé... L'Ile vient d’être rachetée par une milliardaire fantasque qui semble les collectionner dans un but aussi joyeusement utopique qu’inquiétant. Les quelques habitants encore présents se préparent à quitter l’Ile dans l’angoisse ou l’impatience, tandis qu’un envoyé du ministère vient mener une ultime inspection sur la gestion singulière de l’asile...

Fermaud, Michel: Les portes claquent
"Mais enfin, qui est dans la salle de bains ? On ne peut jamais faire sa toilette dans cette baraque !" C'est par cette réplique que débutent "Les portes claquent" : c'est le cri d'indignation que tous les membres d'une famille profèrent devant l'impossibilité de faire leur toilette en temps voulu. "Les autres" ces "épouvantables autres", qu'ils aient cinquante ans ou vingt, ce sont les responsables de cet "atroce" (!) état de choses. Les portes claquent, c'est la vie de tous les jours dans une famille un peu démente... dans laquelle, nous le craignons, vous vous reconnaîtrez. C'est un peu comme si les murs d'un appartement étaient transparents. L'auteur, reporter indiscret, s'est amusé à photographier et enregistrer au magnétophone cette émission en direct sur la vie des occupants... C'est comme chez moi, c'est comme chez vous. Des parents insaisissables ou trop présents, une grand-mère qui a "sa vie", et qui, malgré cela, demeure le seul interlocuteur pour les jeunes. Trois générations et peut-être une quatrième qui se cache sous le sourire mystérieux et "contestataire" de l'ingénue. Il est bien connu que les parents sont de "vieux croûtons dépassés", que les jeunes sont des ingrats "qui feraient mieux de profiter de l'expérience paternelle" et qu'entre des fossiles stratifiés et des Ferrari huit cylindres en ligne, des problèmes aussi sordides que "la ponctualité aux heures des repas" risquent fort de ne pas trouver de solution satisfaisante. Alors ? Que se passe-t-il ? les portes claquent !

Foissy, Guy: L’arthrite
☆☆☆
Le dialogue entre un tueur à gages, très petit fonctionnaire méticuleux et un mari qui cherche à résoudre ses problèmes arthritiques par le meurtre de sa femme.

Foissy, Guy: Commissaire Badouz
Le célèbre Commissaire Badouz a une méthode particulière. Au lieu de mener son enquête, comme tout un chacun, et de révéler la solution de l'intrigue à la fin, il découvre (et tait) le futur coupable, et la future victime, avant que le crime ne soit commis. Mais il doit forcément attendre que l'acte soit accompli sinon comment arrêter le coupable d'un crime non-encore commis ? L'angoisse monte dans la commune de Cajarne sur Allon, car si le Commissaire est là c'est qu'un crime aura lieu... Pour qui est-il venu ? Qui tuera ? Qui sera tué ?...
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2009.

Foissy, Guy: Vive la libre entreprise ! ★★☆☆
Depuis qu’on cache la mort comme une maladie honteuse, la faillite menace les Pompes funèbres Royales. Les quatre héritières cherchent et expérimentent des solutions pour sauver l’entreprise. S’il n’y a plus de morts, faisons-en ! Directement du producteur à l’incinérateur. La société libérale n’a que faire de moralité...

Foissy, Guy: Veillée funèbre
Les mille propos entendus par un homme lors de sa propre veillée funèbre, sur lui, sur la vie, sur Dieu.

Foissy, Guy: Toujours quelqu’un sous l’arbre
"Nous aussi, on a été jeunes, nous aussi on n'a pas toujours été vieux. On était comme vous, exactement comme vous, et vous serez comme nous, exactement comme nous."

Frayn, Michael: Noises off
Quelques heures seulement avant l'ouverture d'une farce pour adultes, dont le titre est “Complètement nu”, la troupe de théâtre procède à la répétition générale…

Friel, Brian: Danser à Lughnasa ★★★★
En 1936, à Ballybeg, bourgade irlandaise mi-fictive mi-réelle, les cinq sœurs Mundy peinent à vivre la tête haute. Le spectre de la guerre qui approche et l’étrange retour anticipé du frère Jack, missionnaire en Ouganda, ne parviennent pourtant pas à ternir l’espoir qui les anime, d’aller danser au grand bal de la Lughnasa, pour fêter la fin des moissons.

Friel, Brian: La terre natale
Été 1878, Ballybeg, comté du Donegal. Christopher Gore, un colon anglais établi en Irlande, est persuadé d’être « un bon propriétaire, un bon voisin et un vrai ami ». Mais, en une seule journée, sa vie entière bascule : la femme qu’il aime lui échappe, et la visite d’un cousin ethnologue occupé à de curieuses mesures anthropométriques lui attire l’animosité des villageois.

Garcìa Lorca, Federico: La maison de Bernarda Alba
Après le décès de son mari, Bernarda Alba enferme ses cinq filles pour un deuil de 8 ans. Celles-ci aspirent à connaitre l’amour et la liberté mais leurs ambitions sont asphyxiées par la rigidité maternelle. Angustias, l’aînée, née d’un premier mariage, a hérité de son père une dote importante. De ce fait, elle est fiancée à Pepe le Romano, le plus beau garçon du village, créant une spirale de jalousie et de frustration chez ses sœurs.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2010.

Greep, Carole: J’aime beaucoup ce que vous faites ★★☆☆
Pierre et Marie, couple pseudo-chic, viennent rendre visite à leurs amis Carole et Charles, retirés à la campagne depuis six mois. Sur la route, le couple s'adonne à sa passion favorite : la critique acerbe de leurs amis. Mentalité, goûts vestimentaires, dons culinaires... tout y passe. Mais sont-ils seuls dans leur voiture ? Pas vraiment, car le portable de Pierre, mal verrouillé, appelle Carole et Charles, qui entendent en direct toutes les piques dont ils sont la cible. Que faire pendant ce week-end alors ? Leur avouer qu'ils ont entendu, annuler l'invitation, ou leur faire regretter leurs propos ?

Grinevald, Jean-Christian et Ogouz, Philippe: Les molières en chocolat ★★☆☆
Une comédie truffée de chansons... - Des acteurs et des actrices à croquer... Un spectacle roboratif dont vous ne ferez qu'une bouchée. - Un délice pour la vue, l'ouïe... et le palais ! Sucrée ou légèrement amère, voici l'histoire tendre et joyeuse d'une troupe de théâtre à la recherche de l'idée de génie, du metteur en scène à la mode, de l'actrice à succès, du mécène éclairé, d'un nouveau patron peut-être... D'un MOLIERE en somme... S'ils ne trouvent pas, leur beau théâtre deviendra un pressing ou un parking...! Ils sont chocolat ! Mais, justement, le CHOCOLAT...

Grumberg, Jean-Claude: Dreyfus – L’atelier – Zone libre ★★★
Ces trois pièces réunies dans cette édition tissent entre elles une dimension fondamentale de l’œuvre de Jean-Claude Grumberg. Traversées par la disparition de la communauté juive d’Europe centrale - question qui inscrit à tout jamais sa marque dans l’histoire du XXe siècle -, incarnées par des personnages impliqués dans cette histoire, ces pièces abordent de plain-pied le thème du Yiddishland. La première en propose un visage d’avant la Shoah, et les deux autres en transmettent la mémoire à travers le destin des survivants. Mobilisé par un affect exigeant - une empathie et une sensibilité à une culture -, Jean-Claude Grumberg construit une forme théâtrale dont les multiples résonances prolongent un monde qui ne vit plus que dans les œuvres artistiques ou les archives de l’histoire.

Guillonneau, Delphine: Les bitumeuses ★★☆☆☆
Trois ex-prostituées – enfin, pas toutes ex – sont contraintes de se revoir quinze ans après leur vie de " bitumeuses ". La sortie de prison de leur ancien souteneur va les replonger dans de vieux souvenirs pas très catholiques. Ces femmes d’un âge certain, c'est-à-dire bien au-dessus de la fameuse ménagère de moins de 50 ans, vont se raconter leurs parcours accidentés avec gouaille, dérision et nostalgie, tout en essayant par tous les moyens d’échapper au chantage et à la prison. " Les Bitumeuses " sont avant tout trois beaux personnages de femmes mûres, à la fois drôles et touchantes.

Gurney, Albert Jr: La salle à manger
Une table, des chaises. Un lieu où on passe, où on vit, où on mange. Une salle à manger qui regarde défiler un demi-siècle. Qui bouge. Depuis l'image figée héritée du XIXe siècle, jusqu'à l'individualisme le plus forcené des années 80. En passant par deux conflits (la Seconde Guerre Mondiale et le Vietnam), l'émancipation des femmes, la remise en cause des valeurs familiales. Qui voit les mœurs, les rapports entre les générations, la relation des hommes et des femmes, en un mot la société, évoluer. Par le biais de l'anecdote, par petites touches, avec une justesse d'observation et une finesse dans l'étude des caractères des personnages, sans jamais tomber dans la leçon d'histoire, l'auteur, A.R Gurney Jr, fait défiler devant nos yeux cinquante ans de bourgeoisie américaine avec ses errements, ses doutes et ses certitudes, il nous fait rire et pleurer, et cela nous émeut car cela nous ressemble. Il nous donne à voir de l'humanité, qui peut nous effrayer ou nous faire réfléchir, mais qui peut aussi nous rapprocher.

Harling, Robert: Coiffure pour dames ★★★ (Adaptation française par Laroque, Michèle et Nadeau, Claire)
Dans une petite ville de province, un salon de coiffure pour dames est le lieu rêvé, le passage obligé pour glaner tous les potins de la cité. C’est également le témoin involontaire des confessions féminines les plus intimes, les plus libérées de tout jugement masculin. Coiffure pour dame est une étincelante comédie ou évoluent de formidables portraits de femmes, toutes très attachantes. Un inhabituel hommage à la solidarité féminine avec de grands coups de gueule, de superbes éclats de rire, ombrés de pudique tragédie.

Horovitz, Israël: Très chère Mathilde ★★★
Mathias, un New-Yorkais d’une cinquantaine d’années désargenté et désabusé, se rend à Paris dans l’appartement que son père lui a légué, dans l’intention de le vendre. Il est surpris d’y trouver Mathilde, une élégante vieille dame qui vit là avec sa fille Chloé, et apprend que le bien dont il vient d’hériter est en viager… Mais Mathilde, qui refuse de quitter les lieux, propose d’héberger Mathias, prêt à tout pour récupérer son bien. En lui révélant peu à peu le secret qu’elle garde pour elle depuis des années, elle va bouleverser le fragile équilibre de la situation.

Huston, Nancy: Une adoration
Pour élucider la mort du célèbre comédien Cosmo, les personnages qui l'ont côtoyé comparaissent devant le tribunal des lecteurs : l'amante illuminée, la fille fascinée par l'image du père, le fils haineux et quelques autres vont dessiner à travers leur dépositions le cadre du drame. Une histoire d'amour fou qui dévoile les violences de l'ordinaire.

Ionesco, Eugène: Le roi se meurt
Dès le lever du rideau, le Roi apprend qu'il va mourir. Avant qu'il n'accepte son sort, le spectateur ri, tremble, et pleure. Ionesco cherche à montrer l'homme ramené à sa condition fondamentale, c'est-à-dire l'homme face à l'angoisse de la mort. “Le roi se meurt” n'est pourtant pas une pièce triste. D'abord, parce que l'humour n'y est pas absent. Ensuite, et surtout, parce que Ionesco propose les remèdes pour sortir de la crise. Cette grande oeuvre classique est une leçon de dignité devant le destin.

Jaoui, Agnès et Bacri, Jean-Pierre: Cuisine et dépendances
Jacques et Martine, couple apparemment sans histoire, accueillent de vieux amis qu'ils n'ont pas revus depuis dix ans. Ils ont organisé un dîner en l'honneur du mari de Charlotte, devenu présentateur-vedette à la télévision, en compagnie de Georges, un autre ami, et de Fred, l'envahissant frère de Martine. Au cours de la soirée, la tension monte, la présence de celui qui a réussi déchaîne admiration, envie, jalousie et agressivité. Tout cela est vu de la cuisine, où les convives viennent tour à tour se livrer, se plaindre et s'expliquer. La maîtresse de maison, entre deux plats, est dans tous ses états.

Jaoui, Agnès et Bacri, Jean-Pierre: Un air de famille
Philippe a réussi. Marié à Yolande, il est cadre dans une entreprise qui emploie aussi sa sœur Betty, une célibataire farouche. En compagnie de leur mère, ils se réunissent un vendredi soir dans le triste bistrot tenu par Henri, le frère aîné, pour célébrer l'anniversaire de Yolande. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme elles devraient se passer. Et quand Denis, le garçon de café, se mêle des histoires de famille, les réjouissances prennent des allures de règlements de compte...

Kataïev, Valentin: Je veux voir Mioussov ★★☆☆
Le camarade Mioussov est un honnête fonctionnaire qui, pour passer un dimanche en paix, est venu se réfugier dans une maison de repos "Les Tournesols" Zaitsev, qui désire lui faire signer un bon pour obtenir de la peinture, vient le relancer et il est amené - car on exige des références pour le laisser entrer - à se faire passer pour le mari de la célèbre Klava Igniatiouk, ingénieur agronome. Bien entendu, celle-ci arrive aussi aux "Tournesols" pour retrouver son mari qui revient d'une expédition dans l'Antarctique. Et l'on ira de quiproquo en quiproquo pendant que Zaitsev recherche Mioussov et que celui-ci se dérobe, car une incandescente quadragénaire, avec qui il a fait une innocente promenade, lui a fait craindre l'arrivée d'un mari jaloux. La maison de repos avec médecin et infirmière est un cadre rêvé pour cet invraisemblable tohu-bohu qui se termine le mieux du monde.

Kempiski, Tom: Duo pour un violon seul ★★★★
Stéphanie Abrahams, violoniste célèbre, jeune, riche et adulée, voit sa vie basculer : elle ne pourra plus jamais jouer du violon car elle est atteinte d’une sclérose en plaques. Un psychiatre, le docteur Feldmann, l’aide malgré elle et l’amène à se poser des questions sur le sens de la vie. De leurs discussions acharnées sortiront la lumière et l'espoir.

Kermann, Patrick: La mastication des morts ★★☆☆☆
Un retour au pays, une visite au cimetière, des morts qui se mettent à se raconter, à râler, à invectiver le passant... jetant peu à peu une lumière singulière sur la vie d'un village tout au long d'un siècle. Peut en fait se jouer avec un nombre indéterminé de comédiens, de 1 à un village entier !

Kesselring, Joseph: Arsenic et vieilles dentelles ★★★★
Quand Mortimer arrive chez ses deux tantes pour leur annoncer son mariage, il découvre que ces deux délicieuses tantes ont tendance à faire disparaître leurs hôtes. Quand survient un autre neveu, la famille s'agrandit et les ennuis s’accumulent.

Krief, Alain: Les héritiers ★★☆☆☆
A peine arrivés chez la veuve, après les mots d'usage et les airs de circonstance, ils s'installent et, petit à petit, ils s'incrustent. Puis ils évaluent, marchandent et enfin raflent tout. Ils sont répugnants, immondes et sans scrupule, mais ils sont dans leur droit : ce sont les héritiers. Avec en fond un vrai thème de société (héritage et concubinage), l'auteur, en relatant un véritable pillage organisé, fait une peinture décapante de la famille, décortiquée avec humour, cynisme et causticité. Ça fait mal mais ça fait rire.

Larose: Les deux coups
Une pension de famille en ville où tout semble se dérouler dans le calme du quotidien, arrive Inès, une campagnarde pittoresque et plutôt cocasse ! D'une nature simpliste, aidée par un concours de circonstances, cette bonne vraiment pas comme tout le monde, va inquiéter et surprendre les uns après les autres, tous les occupants des lieux, dont les personnalités cachées, sont des plus inattendues ! Pas si monotone qu'elle en a l'air la vie dans cette pension... !

Lodge, David: La vérité toute nue ★★★★☆
Adrian Ludlow a connu dans sa jeunesse un succès retentissant avec son premier roman. Il vit désormais retiré dans une petite ferme du Sussex avec sa femme Eleanor. Un jour, son ami Sam Sharp qu'il a connu à l'université et qui a réussi à Hollywood dans les feuilletons télévisés, vient briser sa tranquillité en débarquant chez lui à Los Angeles. Celui-ci est furieux à cause d'un article féroce qu'une journaliste, Fanny Tarrant, a publié sur lui suite à une interview qu'il lui a accordée pour un journal du dimanche. Ensemble, Adrian et Sam décident de se venger de la journaliste, au risque, pour Adrian de mettre en danger ce qu'il tient le plus à préserver : son intimité.

Miller, Arthur: Le miroir
1938. L'Europe est en proie aux persécutions et connaît les heures sombres de la Nuit de Cristal. A Brooklyn, aux Etats-Unis, Sylvia Gellburg, très affectée par les événements qu'elle découvre dans les journaux, souffre d'une inexplicable paralysie des jambes. Personne dans son entourage, son mari Philip, sa soeur Harriet, n'en comprend les véritables raisons. Sylvia Gellburg finit par consulter le docteur Harry Hyman, qui, seul, semble entrevoir les causes de la mystérieuse maladie. Aidé de sa femme Margaret, il mène l'enquête

Mouawad, Wajdi: Assoiffés
Quand Boon, un anthropologue judiciaire, reconnaît le cadavre d'un ancien camarade mystérieusement disparu en 1991, il laisse remonter de sa mémoire les circonstances de ce drame. C'est que ce Sylvain Murdoch, ado “destroy” au pied cannibal, serait peut-être mort au fond du fleuve Saint-Laurent, emporté par les eaux de la fiction.

Mouawad, Wajdi: Incendies
Lorsque le notaire Lebel fait aux jumeaux Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, il réveille en eux l'incertaine histoire de leur naissance : qui donc fut leur père, et par quelle odyssée ont-ils vu le jour loin du pays d'origine de leur mère ? En remettant à chacun une enveloppe, destinées l'une à ce père qu'ils croyaient mort et l'autre à leur frère dont ils ignoraient l'existence, il fait bouger les continents de leur douleur : dans le lire des heures de cette famille, des drames insoupçonnés les attendent, qui portent les couleurs de l'irréparable. Mais le prix à payer pour que s'apaise l'âme tourmentée de Nawal risque de dévorer les destins de Jeanne et de Simon.

Nothomb, Amélie: Les combustibles ★★★
Si vous ne deviez garder qu'un livre, lequel choisiriez-vous? Il ne s'agit pas cette fois d'en emmener un seul sur une île déserte mais de sacrifier une bibliothèque... Pour se chauffer! Encore un thème éternel revisité avec panache et inventivité par Amélie Nothomb, dont on ne se lasse décidément pas.

de Obaldia, René: Théâtre
L’air du large ★★☆☆
Crise du logement impose. Jeunes mariés, Eveline et Basile campent dans le salon d’un appartement bourgeois du XVIème arrondissement, hébergés par la mère de la jeune femme. On sent entre eux une certaine tension, car Basile, qui fait des recherches sur les isotopes et doit terminer un rapport sur ses travaux, s’accommode mal de la situation imposée et de la futilité d’Eveline, un tantinet midinette qui, elle, s’épanouit entre le téléphone et les magazines. Arrive un étrange facteur. Est-il le fruit d’une expérience de laboratoire ou simplement le fantasme d’une jeune femme qui se sent délaissée…
Du vent dans les branches de sassafras ★★★
Hirsute, la voix cassée, il est un vieux dur à cuire, cow-boy sans peur et sans reproche, patriarche au sang chaud et aux propos musclés. C’est Rockfeller, personnage haut en couleur de cette parodie de western, mijotée avec humour et relevée d’une pointe de poésie par René de Obaldia. Il y a là le médecin ivrogne, la mère au solide bon sens, la fille de joie au grand coeur, le shérif justicier. Le texte est drôle, inventif, blagueur. Un western légendaire, mais aussi une parodie du western, avec ses splendeurs et ses misères.
Le cosmonaute agricole ★★☆☆
Tombé dans le champ de deux cultivateurs beaucerons, un cosmonaute se révèle le fils enfui autrefois de ces paysans. Mais l'enfant prodige de retour est passé par les étoiles, il en revient avec des gerbes d'images, des envolées poétiques ou lyriques pastichant Claudel ou Péguy, au bord du délire...

Pinter, Harold: Célébration – La chambre ☆☆☆
“Célébration” : un restaurant. Trois couples. Deux tables voisines. On célèbre un anniversaire de mariage. Les répliques fusent, s'entrecroisent et dérapent. Dans “La chambre”, Pinter déploie déjà toute son incomparable capacité de dresser une situation tendue et de cerner des personnages intenses à travers l'apparente banalité d'échanges quotidiens, en décalage avec le réalisme, mais en phase avec la magie théâtrale.

Pirandello, Luigi: Vêtir ceux qui sont nus
Le romancier Ludovico Nota recueille chez lui la jeune Ersilia Drei, à sa sortie de l'hôpital. Fortement impressionné par le drame qu'elle a vécu et qui l'a poussée à vouloir se suicider, Nota lui offre d'unir leur destinée là où elle pensait que sa vie pouvait devenir roman. Licenciée par le consul Grotti et son épouse après la mort accidentelle de leur enfant dont elle avait la garde, abandonnée par son fiancé Franco Laspiga, Ersilia a confié sa malheureuse histoire au peu scrupuleux journaliste Alfredo Cantavalle. Un acte lourd de conséquences, pour tous. Que s'est-il réellement passé dans la maison Grotti ? Quelle femme se cache derrière la silhouette fragile d'Ersilia ?

Rand, Ayn: La nuit du 16 janvier ★★★ (Adaptation française par Dubois, Marcel)
Cette pièce est un procès criminel sans verdict préétabli. Elle est constituée de telle façon que la preuve de la culpabilité ou de l'innocence de l'accusée Karen Borg, reste toujours en balance. La décision finale est basée sur les sentiments personnels des douze jurés qui sont choisis parmi les spectateurs avant l'ouverture des débats. Personne, à aucune représentation, ne peut dont préjuger de la conclusion qui sera apportée au terme de ces trois audiences tour à tour comiques, passionnées et toujours émouvantes.

Rault, Antoine: Le caïman
Début des années quatre-vingt. Henri, professeur à Normale sup, philosophe marxiste devenu le maître à penser politique de toute une génération, vit, depuis la Libération, avec sa femme Juliette, militante communiste, une relation intense et passionnelle. Souffrant de psychose maniaco-dépressive, il a régulièrement été hospitalisé mais grâce à sa femme, a toujours pu cacher sa maladie et conserver son poste. Ce soir-là, comme chaque fois, Juliette veut tout tenter pour faire face à la crise de folie qui s'annonce à nouveau. Trois autres personnages, la soeur d'Henri, Thérèse, bourgeoise catholique, le psychiatre qui le suit depuis des années et un jeune curé, vont essayer eux aussi de lui venir en aide.

Reza, Yasmina: Une pièce espagnole
Cinq acteurs répètent une comédie : une réunion de famille au cours de laquelle une mère présente à ses deux filles et à son gendre, le nouvel homme de sa vie, un veuf gérant d'immeuble... Une pièce conçue à plusieurs tiroirs, selon le principe des poupées russes.

Reza, Yasmina: L’homme du hasard ★★☆☆
"J’aime les voyages. En posant le pied à Francfort, je serai une autre : la personne qui arrive est toujours une autre. D’ailleurs c’est ainsi qu’on va, d’autre en autre, jusqu’à la fin." Un écrivain de renom voyage dans le train Paris-Francfort en face d’une inconnue qui lit son dernier livre, L’homme du hasard. Deux monologues solitaires, chacun ressassant sa vie, lui perdu dans ses pensées aux couleurs d’amertume, elle l’ayant reconnu et ne sachant comment l’aborder.

Reza, Yasmina: Conversation après un enterrement ★★★☆☆
Simon Weinberg est mort. Un matin de novembre, il est, selon ses propres voeux, enseveli dans la propriété familiale du Loiret. Il fait beau. Ils sont six. Frères et soeurs, amants ou mari et femme. Le deuil leur donne le privilège de vivre, isolés, quelques heures sous le soleil qui s'attarde, à l'ombre du disparu, sous les arbres, dans la maison aux murs familiers, cet instant indescriptible où l'on retient son souffle, ce moment intense entre l'absence et le retour aux choses, entre le manque et la vie.

Reza, Yasmina: La traversée de l’hiver ★★☆☆
"Je fais de l'argent. J'en gave mes fils qui sont deux nullités, c'est sûrement le plus mauvais service que je peux leur rendre, mais au moins je m'épargne artificiellement le souci que me cause leur indigence. Je n'ai jamais douté que ma vie était ailleurs."

Reza, Yasmina: Trois versions de la vie ★★★
Trois versions de la vie, ou trois versions différentes d'un même épisode de la vie quotidienne d'un couple parisien de bourgeois quarantenaires : alors qu'ils couchent leur fils qui multiplie les caprices, Henri et Sonia reçoivent la visite d'Hubert et Inès, lesquels avaient été invités à dîner pour le lendemain. Les rapports humains qui président à cette rencontre sont influencés par les rapports hiérarchiques qui existent déjà entre les personnages : Henri, astrophysicien, subit l'influence d'Hubert, son supérieur, dont il cherche le soutien pour publier ses travaux. Chaque acte présente une vison subtilement différente de cette rencontre inopportune.

Reza, Yasmina: Le dieu du carnage
“On a voulu être sympathiques, on a acheté des tulipes, ma femme m'a déguisé en type de gauche, mais la vérité est que je n'ai aucun self-control, je suis un caractériel pur.” Véronique et Michel, parents du petit Bruno reçoivent Annette et Alain, parents de Ferdinand qui a frappé au visage leur fils dans la cour de l'école. De bonne éducation, les deux couples ont décidé de cette entrevue pour régler l'affaire avec civisme.

Ribes, Jean-Michel: L’art de résister ★★☆☆☆
Extraits choisis:
Un homme et une femme se disputent la cuisse d’un steward lors d’un repas ; un commandant se rappelle ses nombreuses vies antérieures au moment d’appareiller ; un appel national est lancé pour enrichir davantage les chirurgiens de France... Un florilège d’extraits de pièces choisis par l’auteur.
Par-delà les marronniers: Arthur Cravan, Jacques Vaché et Jacques Rigaut sont trois poètes, figures de proue du mouvement Dada. Convoqués pour un entretien imaginaire, ils vont tout remettre en cause : la guerre, l’amour, l’ennui et même leur propre vie...

Ribes, Jean-Michel: Monologues, bilogues, trilogues

“Monologues, bilogues, trilogues” offre une suite d'intrigues délirantes, absurdes ou folles, tranches de vie ou chroniques du quotidien, dans lesquelles s'opère un subtil et progressif décalage, producteur de rire et d'angoisse.

Ribes, Jean-Michel: Palace
Une suite d'intrigues, absurdes et folles, sorte de détergent spirituel, ramonage de nos raisons surmenées : c'est l'humour de Palace, loin des plaisanteries lourdes, un mélange de comique élémentaire et de trouvailles raffinées. Une écriture rigoureuse qui dérape sur la réalité jusqu'à nous faire éclater de rire. Un humour qui provoque et dérange. L'impolitesse du désespoir.

Ribes, Jean-Michel: Théâtre sans animaux
Ce recueil de scènes courtes est un festival de situations poétiques et absurdes ouvrant, dans la sombre pièce du réel formaté, toutes les fenêtres du possible le plus fantaisiste. Ces saynètes subtiles et burlesques, qui laissent éclater la magie du langage à chaque réplique, dénotent une vision décalée du monde, où le rire règne en maître. Credo artistique, le comique est aussi une métaphysique : manifestant avec acuité la violence et l'agressivité du réel, il exprime au plus haut degré le tragique de la condition humaine.

Ribes, Jean-Michel: Musée haut musée bas ★★★
Un musée dans lequel entre le monde, avec sa drôlerie involontaire, ses drames politiques, son théâtre de l’absurde...

Ribes, Jean-Michel et Topor, Roland: Batailles
Le théâtre d'aujourd'hui ne serait pas sans Topor et Ribes. Au moment où il semble se diluer et se perdre dans les méandres de l'ennui et les exigences tatillonnes d'un contrôle bureaucratique imaginophage, Topor et Ribes, juchés sur la crête de l'imagination, nous montrent, avec quel talent ! que le théâtre aussi sera convulsif ou ne sera point.

Sauvil, Pierre: La surprise
L’un est un grand P. D. G. odieux et malhonnête, l’autre est un petit retraité adorable et intègre. Ils vont s’affronter pendant vingt-quatre heures dans un combat moral d’où la moralité est absente.

Schmitt, Eric-Emmanuel: Hôtel des deux mondes
Aucun client ne sait comment il est arrivé à l'Hôtel des deux mondes. Personne ne sait quand il pourra en repartir, ni vers quelle destination. Dans ce lieu étrange, tout est possible, même les miracles. Les infirmes recouvrent l'usage de leurs membres et les menteurs disent la vérité. L'énigmatique docteur S. chargé d'accompagner leur séjour ne fait que rendre plus aiguës les questions de ses hôtes. Un suspense métaphysique entre rêve et réalité, vie et mort, comédie et tragédie, où l'auteur du Visiteur poursuit sa recherche éperdue du sens et pose le mystère comme raison même d'espérer.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2004.

Schmitt, Eric-Emmanuel: La nuit de Valognes
Une nuit, cinq femmes se réunissent pour instruire le procès de Don Juan. Ses anciennes victimes veulent l'obliger à épouser la dernière de ses conquêtes.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2001.

Schmitt, Eric-Emmanuel: La tectonique des sentiments
Peut-on passer en une seconde de l’amour à la haine ? En s’abandonnant à Richard, qui l’a conquise avec acharnement, Diane se sent à la fois heureuse et fragile. Lorsqu’elle soupçonne qu’il l’aime moins, l’orgueil l’entraîne à commettre l’irréparable... sans mesurer qu’elle sera la dernière victime de sa machination. Une comédie élégante et cruelle, voilée de tendresse, entre humour et émotion. Un suspense psychologique qui analyse les séismes de la passion amoureuse, et renoue avec les plus belles réussites théâtrales d’Éric-Emmanuel Schmitt.

Schmitt, Eric-Emmanuel: Le libertin
Dans le pavillon de chasse du baron d'Holbach, Diderot pose à demi-nu pour Mme Therbouche tout en marivaudant quand son secrétaire interrompt leurs jeux amoureux pour lui demander d'écrire au plus vite l'article sur la morale de l'Encyclopédie. Une folle journée commence pour Denis Diderot constamment dérangé dans ses entreprises, qu'elles soient de séduction ou de philosophie... Après le Visiteur et Variations énigmatiques, immenses succès déjà considérés comme des classiques, Eric-Emmanuel Schmitt renouvelle la comédie libertine en y introduisant le paradoxe philosophique pour en faire une vibrante apologie du désir.
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2007.

Schmitt, Eric-Emmanuel: Petits crimes conjugaux ★★★★
Gilles est victime d’un mystérieux accident. Amnésique, étranger à lui-même, il revient chez lui auprès de Lisa, sa femme depuis quinze ans. Qui est-il ? Qui est Lisa ? Comment vivait leur couple ? A partir de ce qu’elle lui raconte, il tente de recomposer son existence. Mais si Lisa mentait ? Est-il bien tel qu’elle le décrit ? Est-elle seulement sa femme ? Un suspense étonnant sur le couple à la recherche de la vérité. Une comédie noire pleine de surprises où le marivaudage alterne avec la guerre totale.

Shaffer, Peter: Equus ★★★★★
Qu'est-ce qui a poussé Alan Strang, 17 ans, à crever les yeux de six chevaux dans l'écurie où il était employé? Pourquoi tuer ce qu'on aime le plus au monde? Un psychiatre, le docteur Dysart, va tenter par tous les moyens d'élucider le mystère qui entoure l'acte terrible posé par le garçon pour qui, étrangement, le cheval est un animal qu'il a en adoration. S'engage alors un duel passionné et passionnant dominé par la figure fantasmatique d'Equus, le dieu-cheval dont Alan a fait son maître et son esclave. Cette oeuvre, inspirée d'un fait divers authentique et encore inexpliqué, est construite comme un puzzle dont les morceaux se mettent lentement en place. Entre Dysart et le jeune Alan s'établit une étrange relation où se confrontent deux visions du monde. Le psychiatre réussira-t-il à résoudre cette extraordinaire énigme? Equus, une pièce fabuleuse, onirique, fantastique et envoûtante où la raison et le sens commun s'effritent devant les profondeurs insondables de l'âme humaine.

Siméon, Christian: Landru et fantaisies ★★★★
Après avoir été dénoncé, arrêté, jugé puis condamné à mort, Henri-Désiré Landru rencontre son bourreau : Anatole Deibler. De ce face-à-face improbable et pourtant très réaliste, deux figures apparemment opposées se dessinent : celle de l’exécuteur des hautes œuvres, Deibler, le " criminel officiel ", froide et impitoyable incarnation de la justice nationale, celle de l’assassin privé, Landru, vaniteux et sans remords, qui, par des techniques de séductions imparables, séduit ces dames de ses charmes subtils.

Strindberg, August: La danse de mort
En deux volets, l'auteur suédois Strindberg étrille le couple Edgar/Alice qui fêtera bientôt ses 25 ans de mariage. La routine, la perfidie, le mensonge les rongent et la haine transpire des murs de la tour dans laquelle ils vivent enfermés. La mort rôde aussi, les guette. Le conflit éclate lorsque le cousin et ami Kurt arrive. A travers les disputes machiavéliques des deux personnages principaux, nous pouvons nous voir et reconnaître aussi la société, même un siècle plus tard... Fort d'expériences malheureuses en amour, Strindberg malmène le lien conjugal et nous entraîne dans cette danse macabre faite de souffrance. Du théâtre naturaliste énergique, fort.

Taburet, Yvon: Le coupable est dans la salle
Le rideau se lève, la pièce commence comme un vaudeville : le mari, la femme, l’amant et l’inévitable placard. Tous les ingrédients du genre semblent réunis, mais les spectateurs ne vont pas assister à une représentation comme les autres ; cette fois l’amant, que le mari a découvert dans le placard, s’écroule dès son apparition sur scène. L’acteur ne se relève pas, il est réellement décédé. Panique sur le plateau. Y a-t-il un médecin dans la salle ? Faut-il faire évacuer ? Doit-on laisser le rideau ouvert en attendant l’arrivée de la police ? Les avis divergent, la tension monte… La thèse de l’accident étant très vite écartée, il faut se rendre à l’évidence, il s’agit bien d’un meurtre. Qui a bien pu le commettre ? Pour quelles raisons, et surtout de quelle manière, le ou la coupable a-t-il ou a-t-elle procédé ? La police, dépêchée sur les lieux, mène l’enquête. Des spectateurs à la maquilleuse, du metteur en scène aux acteurs, tout le monde est considéré comme suspect, pour l’inspecteur, une seule certitude : le coupable est dans la salle.

Tchekhov, Anton: Pièces en un acte
De même que Tchekhov est l'auteur de nouvelles qui sont devenues les modèles du genre, il a composé des "petites" pièces qui, étudiées par tous les élèves des conservatoires et écoles de théâtre, sont parmi les plus grandes du répertoire mondial. Il les a écrites pour la plupart en 1888 et 1889, soit entre la première et la deuxième version d'lvanov, au moment où il s'interrogeait avec le plus d'acuité sur le théâtre. Exemples de finesse et de légèreté, ces courtes pièces sont souvent des transpositions de nouvelles d'une densité particulière, comme dans le cas de Sur la grand-route (1884), "étude dramatique" qui est un véritable chef-d'œuvre.

Thomas, Robert: : Huit femmes (Adaptation par Ozon, François)
Au début des années 50, dans une grande demeure bourgeoise, en pleine campagne et sous la neige, on s'apprête à fêter Noël. Mais un drame survient: le maître de maison est assassiné. Huit femmes proches de la victime son épouse, ses filles, sa belle-sueur, sa sueur, sa belle-mère, la bonne, la gouvernante sont présentes : la coupable est forcément l'une d'entre elles. Commence alors une longue Journée d'enquête, disputes, révélations et trahisons. Car chacune a des raisons d'avoir commis le crime et de mentir aux autres...
Pièce mise en scène par Et Voilà Théâtre en 2005.

Thomas, Robert: Piège pour un homme seul ★★★
Dans un petit chalet savoyard, Daniel Corban et sa jeune femme Elisabeth, jeunes mariés, sont venus passer leur lune de miel. Mais le deuxième soir, après une petite dispute, Elisabeth s'est fâchée, a fait sa valise et a disparu, il y a huit jours de ça et Daniel n'a plus de nouvelles. Il va faire part de son inquiétude au commissaire de police de Chamonix, qui ouvre une enquête, laquelle reste sans résultat. Or un jeune curé du village voisin lui ramène sa femme repentante et penaude. Elle reprend place dans la maison mais Daniel, soudain effaré, réalise que cette femme n'est pas Elisabeth !!! Très rapidement il va comprendre qu'il est tombé dans un piège diabolique dont cette femme mystérieuse est l'indicatrice avec la complicité du curé et de plusieurs autres personnages qu'on verra par la suite... Daniel appelle le commissaire de police à son secours, mais ce brave homme n'arrive pas à se faire une opinion : Daniel Corban est-il fou, ou cette femme est-elle dangereusement intelligente ? Le problème est donc une course à l'identité. Tant qu'on ne retrouvera pas la vraie Elisabeth, cette mystérieuse femme-là va mener Daniel au bord de la folie... et de la mort ! Le commissaire de police démasquera-t-il cette femme à temps ? Daniel arrivera-t-il à faire la preuve de sa bonne foi ?... Les témoignages recueillis (un vieux clochard comique et une infirmière diabolique) tournent à son désavantage, car le traquenard est savamment construit par l'aventurière... "piège pour un homme seul" ?... La fin de la pièce, foudroyante et surprenante vous donnera l'étrange solution de cette énigme.

Tilly, François-Louis: Minuit chrétien ★★★
“Minuit chrétien” plonge le spectateur dans les travers d’une famille comme il en existe beaucoup. Dix personnes qui n’ont rien en commun, à part le lien du sang, se retrouvent autour de la même table, pour le réveillon de Noël. Tous, à la fois si différents et si seuls, avec leurs problèmes et leurs secrets... Mais l'important, à Noël, est de paraître heureux, quitte à être hypocrite. Se joue alors un équilibre instable, où chaque sujet de discussion peut, à tout moment, faire basculer la balance. C'est alors que le fils va faire une révélation...

Verrue, Stéphane: Giordano Bruno ★★★
Giordano Bruno (1548-1600) fut le grand visionnaire de l'univers infini et des mondes innombrables. Il ouvrait ainsi la voie à Galilée, Kepler, Newton, voire à toute la science moderne. Mais par là même, il s'attirait les foudres de l'Inquisition (d'autant qu'il mit en doute la doctrine trinitaire, la virginité de Marie et l'essence divine du Christ). Bruno qui fut excommunié par les calvinistes, les luthériens et les catholiques, fut arrêté à Venise en 1592, jugé pendant huit ans et finalement brûlé vif sur le Campo dei Fiori, à Rome, le 17 février 1600.Depuis ce jour, Bruno demeure un personnage emblématique, symbole de la pensée libre face au dogme borné, du mouvement face à l'immobilisme, de la lumière face à l'obscurantisme.

Vilar, Esther: Jalousie en trois fax ★★★
Helen, la belle cinquantaine apprend que son mari la trompe avec Yana, la trentaine. Quelques mois plus tard, Helen apprend à Yana qu’une troisième, Iris, vingt ans est devenue leur rivale. Tout se passe par fax entre le rez-de-chaussée et le trentième étage du même immeuble.

Visciano, Martyne et Chapelle, Bruno: Daddy blues ★★☆☆
Tandis que Bernard Lapierre attend impatiemment l’arrivée de son fils adoptif, sa femme le quitte. Malheureusement pour lui, la D.A.S.S. ne plaisante pas avec ce genre de choses. Acculé et bien décidé à garder son fils coûte que coûte, l’infortuné papa demande à sa secrétaire de prendre la place de sa femme. Et c’est là que les vrais ennuis commencent ! Bien que la conjoncture soit déjà difficile, l’agence d’architecture « Lapierre et Lapierre » n’a pas encore connu le pire. Tous les moyens seront bons dans cette course à la paternité… Et tant pis si cela doit provoquer des catastrophes en série, la fin justifiant largement les moyens !

Widmer, Urs: Top dogs ★★★
Top Dogs est une expression qui désigne les chiens de race dans le milieu des compétitions canines. Compétitifs, déterminés, voire arrogants, ces Top Dogs deviennent, sous la plume du talentueux Urs Widmer, des cadres d’entreprises de très haut calibre. La pièce s’ouvre sur une réunion hebdomadaire de la NCC, la New Challenge Company pendant laquelle huit de ces Top Dogs apprendront à gérer leur nouvelle situation de… chômeurs. Autrefois puissants et inattaquables, ils se retrouvent démunis, honteux, sans repères. Ensemble, réunis par la NCC, ils relateront les hauts faits de leur carrière et partageront le douloureux souvenir du licenciement à travers des monologues cyniques et empreints d’humour noir, des reconstitutions d’événements cocasses et des mises en situation percutantes. La NCC, qui s’engage à réinsérer les Top Dogs déchus dans le monde de l’entreprise, se donne comme mandat de redonner à ces chômeurs le lustre et la confiance qu’ils ont perdus… Une « thérapie » peu ordinaire et hilarante, au terme de laquelle les Top Dogs auront reconstruit leur personnalité à la dérive et en ressortiront gonflés à bloc, prêts à relever de nouveaux défis.

Wilde, Oscar: Un mari idéal ★★☆☆
Le mari idéal, c'est Sir Robert Chiltern : raffiné, talentueux et très riche, il mène une brillante. carrière politique, au grand bonheur de son épouse. Tout se complique lorsque la machiavélique Mrs Cheveley menace de le faire chanter : si Chiltern n'accepte pas de soutenir le projet du canal d'Argentine, dans lequel elle a des intérêts, elle dévoilera de quelle odieuse manière il a autrefois bâti sa fortune. Prêt à tout pour sauver son honneur, Chiltern fait appel à son ami Lord Goring. Ce dandy désœuvré parviendra peut-être, entre deux mots d'esprit, à déjouer les plans de la belle vénéneuse... C'est avec humour et poésie que cette pièce, l'avant-dernière comédie de Wilde, s'en prend aux vices de la société victorienne du tournant du siècle, cynique et décadente.

Williams, Tennessee: La ménagerie de verre ★★★★☆
Saint-Louis, au sud des Etats-Unis. Tom, le narrateur, évoque les années passées entre sa mère et sa soeur Laura, unis autour de l'image du père qui les a abandonnés. Il gagne péniblement sa vie, accroché à ses rêves de départ et d'aventures. Laura souffre d'une infirmité et son isolement n'a fait que croître jusqu'à ce qu'elle devienne “comme une pièce de sa collection d'animaux de verre, trop fragile pour quitter ses étagères”. Jusqu'à l'arrivée de Jim, un ami d'enfance de Tom...




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